Vœux 2017

Pour le Nouvel An, le pape François a adressé des vœux de « paix » aux peuples du monde, dans un tweet publié le 2 janvier 2017.

« Au début de cette nouvelle année, a-t-il écrit, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde ».

La paix se construit « en disant ‘non’ – avec les faits – à la haine et à la violence et ‘oui’ à la fraternité et à la réconciliation », avait déclaré le pape la veille, lors de la prière de l’angélus place Saint-Pierre.

« L’année sera bonne, avait-il aussi assuré, dans la mesure où chacun de nous, avec l’aide de Dieu, cherchera à faire le bien jour après jour ».

Dans son message pour la Journée mondiale de la paix 2017 – 1er janvier – le pape plaidait pour l’adoption d’un « style de vie » : la non-violence. « En 2017, encourageait-il, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence ».

« Les politiques de non-violence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine », ajoutait-il.

 

Ce mardi 3 Janvier, la liturgie des heures nous propose le texte suivant ( Col 3, 5-12).
Que souhaiter de plus pour cette nouvelle année qui s'ouvre ? Construisons un monde de paix, en cherchant à faire le bien jour après  jour comme nous le demande le pape.

 

(Col 3,5-16)

 

05 «  Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.

 

06 Voilà ce qui provoque la colère de Dieu contre ceux qui lui désobéissent,

 

07 voilà quelle était votre conduite autrefois lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres.

 

08 Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers sortis de votre bouche.

 

09 Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir,

 

10 et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.

 

11 Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.

 

12 Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

 

13 Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même.

 

14 Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.

 

15 Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.

 

16 Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. »

 

 

 

 

 

Avent 2016

Au lendemain de l’entrée en Avent, le pape a donné trois attitudes pour se préparer à rencontrer le Seigneur, lors de sa messe matinale le 28 novembre 2016. En la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, il a fait observer qu’il ne suffisait pas de réciter le Credo par cœur pour avoir la foi.

L’Avent est « un temps pour marcher et aller à la rencontre du Seigneur, un temps pour ne pas rester immobiles », a expliqué le pape dans son homélie rapportée par Radio Vatican. Il a donné trois attitudes pour préparer son cœur à rencontrer le Seigneur : « vigilants dans la prière, actifs dans la charité et jubilants dans la louange ».

Et de préciser que la charité fraternelle n’est « pas seulement donner l’aumône » mais aussi « supporter les personnes qui m’ennuient, supporter à la maison les enfants quand ils font trop de bruit, ou le mari ou la femme quand il y a des difficultés, ou la belle-mère… ».

Le pape a aussi insisté sur « la grande surprise » du Seigneur qui « ne reste pas immobile », qui « me cherche, avant que j’aie commencé à le chercher ». Dieu « nous a cherchés en premier (…). Nous faisons un pas et lui en fait dix ». « Notre Dieu est le Dieu des surprises, a-t-il poursuivi, le Dieu qui nous cherche, qui nous attend, et il nous demande seulement le petit pas de la bonne volonté ». Il s’agit d’avoir « la volonté de le rencontrer ».

Citant Benoît XVI, le pape François a rappelé que « la foi n’est pas une théorie, une philosophie, une idée, c’est une rencontre (…) avec Jésus ». Celui qui n’a pas « rencontré sa miséricorde » peut « réciter le Credo par cœur, mais ne pas avoir la foi ». Ainsi « les docteurs de la loi savaient tout de la dogmatique à cette époque, tout de la morale à cette époque, mais ils n’avaient pas la foi, parce que leur cœur s’était éloigné de Dieu ».

Le choix est donc simple, entre « s’éloigner ou avoir la volonté d’aller à la rencontre » de Dieu. Le pape a formulé ainsi la grâce à demander pour le temps de l’Avent : « Aller à la rencontre de Jésus (…) avec la vigilance dans la prière, le travail dans la charité et la jubilation dans la louange ». 

 

Vigilance, sobriété, disponibilité, espérance, responsabilité: le pape souhaite à tous un bon « Avent »

Angélus du premier dimanche de l’Avent 2016

« Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas résister quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans » : c’est la prière du pape François qui appelle à la « vigilance » et à la « sobriété », à l’occasion de l’angélus de midi, en ce 27 novembre 2016, premier dimanche de l’Avent, les quatre semaines qui préparent à Noël.

 

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et soeurs, bonjour !

Dans l’Eglise commence aujourd’hui une nouvelle année liturgique, c’est-à-dire un nouveau chemin de foi du Peuple de Dieu. Et comme toujours nous commençons par l’Avent.

La page de l’Evangile (cf. Mt 24,37-44) nous introduit à l’un des thèmes les plus suggestifs du temps de l’Avent: la visite du Seigneur à l’humanité. La première visite – nous le savons tous – est advenue par l’Incarnation, la naissance de Jésus dans la grotte de Bethléem ; la deuxième venue se produit dans le présent : le Seigneur nous rend visite continuellement, chaque jour, il marche à nos côtés, et c’est une présence de consolation ; et enfin il y aura la troisième, la dernière visite, que nous professons à chaque fois que nous récitons le Credo : « Il viendra à nouveau dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Le Seigneur nous parle aujourd’hui de sa dernière visite, celle qui aura lieu à la fin des temps, et il nous dit où notre chemin aboutira.

La Parole de Dieu met en relief le contraste entre le déroulement normal des choses, la routine quotidienne, et la venue du Seigneur à l’improviste. Jésus dit :

« En ces jours-là, avant le déluge,
on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis » (vv. 38-39).

Jésus dit cela. C’est toujours frappant de penser aux heures qui précèdent une grande calamité : tous font les choses habituelles sans se rendre compte que leur vie va être bouleversée. C’est sûr que l’Evangile ne veut pas nous faire peur, mais ouvrir notre horizon à une dimension ultérieure, plus grande, qui, d’une part, relativise les choses de chaque jour, mais en même temps les rend précieuses, décisives. La relation avec le Dieu-qui-vient-nous-visiter donne à chaque geste, à chaque chose une lumière différente, une épaisseur, une valeur symbolique.

Dans cette perspective, il y a aussi une invitation à la sobriété, à ne pas être dominés par les choses de ce monde, par les réalités matérielles, mais plutôt à les gouverner. Si, au contraire, nous nous laissons conditionner et dominer par elles, nous ne pouvons pas percevoir qu’il y a quelque chose de beaucoup plus important : notre rencontre finale avec le Seigneur : voilà ce qui est important.  Cela, cette rencontre. Et les choses de chaque jour doivent être dirigées vers cet horizon. Cette rencontre avec le Seigneur qui vient pour nous.

A ce moment-là, dit l’Evangile, « deux hommes seront aux champs :
l’un sera pris, l’autre laissé » (v. 40). C’est une invitation à la vigilance, parce que, ne sachant pas quand Il viendra, il faut être toujours prêt à partir.

En ce temps de l’Avent nous sommes invités à élargir l’horizon de notre cœur, à nous laisser surprendre par la vie qui se présente chaque jour avec ses nouveautés. Pour faire cela, il faut apprendre à ne pas dépendre de nos sécurités, de nos schémas consolidés, parce que le Seigneur vient à l’heure où nous ne l’imaginons pas. Il vient pour nous introduire dans une dimension plus belle et plus grande.

Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas opposer de résistance quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans.

Angelus Domini nuntiavit Mariae…

 

Pour parler des attentats

Voici une page réalisée par l’équipe d’Astrapi suite aux attentats de Paris

…une page à télécharger et imprimer pour vous aider à en parler avec les enfants.

Attentats-Paris par Astrapi.pdf
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Attentats de Paris : comment répondre aux questions des enfants?

14 novembre 2015

Les attentats que nous connaissons depuis hier, 13 novembre, nous choquent tous. Nous vous proposons, parents, adultes, de relire cette interview de la pédopsychiatre Catherine Jousselme qui, au moment des attentats de janvier 2015, nous expliquait comment les enfants réagissent à des évènements violents de ce type et comment nous pouvons leur en parler.

Les enfants, petits et grands, qu’ils aient été confrontés à l’information directement ou pas, ressentent cette atmosphère et nos sentiments très vifs. La première chose à faire, quel que soit l’âge de vos enfants, est de les informer directement.

Il faut leur expliquer ce qui s’est passé : un attentat, des morts, des gens qui ne veulent pas qu'on exprime librement ses idées. Bien sûr, suivant l’âge des enfants, les réponses et les explications seront différentes. Le professeur Catherine Jousselme, pédopsychiatre à la Fondation Vallée à Gentilly, nous aide à trouver les bons mots et les bonnes réactions.

Avec un petit de moins de 6 ans, Catherine Jousselme conseille de ne pas montrer d’images et d’en rester à l’information de base. Les adultes doivent dire que ce qui vient de se passer est grave pour tout le pays, que cela les touche et les émeut. Surtout, les enfants doivent comprendre que les adultes sont là et s’organisent pour protéger tous les habitants de la France.

Les enfants plus grands, jusqu’à 10 ou 11 ans, doivent pouvoir en parler. À leurs questions, mais sans les devancer, il faut apporter des réponses factuelles. Les échanges avec vous doivent aussi leur permettre de comprendre que les adultes, et l’État, veillent à ce que cela ne se reproduise pas, que les coupables sont recherchés et que la fraternité et la solidarité sont les seules réponses possibles. Parler avec eux, leur proposer de dessiner ce qu’ils ont compris, expliquer les images s’ils y ont été confrontés : ce sont des façons simples de leur permettre de juguler des inquiétudes et des angoisses qui pourraient les envahir.

Cependant les enfants ne réagissent pas tous de la même façon et certains seront plus touchés que d’autres malgré l’attention des parents. Un enfant qui ferait des cauchemars fréquents dans les semaines qui viennent, qui perdrait le goût de jouer ou de manger devra être l’objet d’une attention toute particulière. Il faudra l’inciter à s’exprimer, en discutant, en dessinant avec lui. Voire en lui permettant de rencontrer un professionnel – médecin, psychologue, psychiatre – qui saura l’aider.

Les adolescents sont eux exposés à l’information très directement via internet et les réseaux sociaux. Plus ils sont informés, plus il est nécessaire d’être présent auprès d’eux. Il faut les aider à cadrer leurs réactions et redonner des informations simples sur la loi qui protège la liberté d’expression et pose l’interdit du meurtre ainsi que la nécessité d'être solidaires face à un événement d’une telle violence qu’elle peut entraîner des réactions en chaîne. Il est important qu’ils sentent que les adultes sont des soutiens solides, tant dans la famille qu’à l’école.
Certains peuvent être confrontés à des propos violents d’autres adolescents autour d’eux ou sur les réseaux sociaux. S’ils vous rapportent ces propos, il faut les assurer que la réponse n’est pas dans cette spirale de la violence et signaler éventuellement ces comportements au collège ou au lycée. Ce sont aux adultes de régler ces questions, pas à eux. Enfin, il ne faut pas les laisser seuls confrontés à toutes les images auxquelles ils ont accès si facilement sur leurs téléphones, leurs ordinateurs ou à la télévision. Ce flot d'images peut être très angoissant et les enfermer dans une vision très dégradée de la vie en société. Aidez-les à faire autre chose et à discuter.