Le CARÊME

Ce temps de Carême qui nous est offert chaque année pour nous rapprocher de Dieu en marchant vers Pâques est vécu cette année dans des circonstances bien particulières. C'est peut-être l'occasion pour vous, parents, non seulement d'accompagner vos enfants mais aussi de de revivre plus intensément ce temps de cheminement vers la grande fête de la Résurrection de notre Seigneur.

 

 

En famille, à l’éveil, en école, en catéchèse aménager un jardin tout au long de la Semaine sainte permet aux enfants d’approcher peu à peu le mystère de la mort et de la résurrection du Christ.

Objectifs :

Découvrir par une activité manuelle concrète le cheminement chrétien vers Pâques et conduire à la prière.

L’activité manuelle : elle permet à l’enfant de mettre en action ses sens, moyen idéal à son âge pour intérioriser ce qu’il vit.

Prière : en cheminant vers Pâques, le chrétien vit un temps fort pour se tourner davantage vers Dieu.

La prière est le moment privilégié pour vivre cette relation avec le Seigneur.

Le jardin de Pâques peut constituer un coin prière. Il nous aide à prier et à préparer notre cœur à la joie pascale

Pour chaque temps fort nous proposons :

  Une activité manuelle qui fait évoluer le jardin de Pâques,

  Un rappel de ce que le Christ a vécu et comment l’Église en fait mémoire,

  Un temps prière avec une parole de Dieu et une prière.

 

Matériel pour réaliser le jardin de Pâques

Place à l'imagination, faites avec ce que vous avez sous la main. Pensez à la pâte à modeler faite maison qui peut être peinte, par exemple.

 

Pour la base du jardin qui va évoluer du Dimanche des Rameaux au Dimanche de Pâques prévoir :

  un plateau ou une corbeille,

  du sable, du gravier, de la terre, de la mousse,

  des feuillages, du buis, des branches mortes,

  un petit pot en terre (par exemple pot de yaourt ou pot de fleurs) et une pierre pour le fermer.

 

Pour les différentes étapes, prévoir les éléments suivant à ajouter :

Dimanche des Rameaux :

  des serviettes en papier ou morceaux de tissus (blanc et couleur),

  buis.

Jeudi saint :

  un petit cube, une petite coupe et un morceau de pain qui peut être découpé dans du carton.

Vendredi saint :

  petites branches de bois et ficelle.

Dimanche de Pâques :

  plante à fleurir type narcisse, jacinthe, jonquille ou branches fleuries,

  bougie type chauffe plat.

 

À réaliser en famille, jour après jour à partir du dimanche des Rameaux,et jusqu'à Pâques...

 

 

 

Réalisation

Avant le dimanche des Rameaux préparer le décor :

  étaler le sable sur le plateau ou dans la corbeille en prévoyant au moins 1 cm d’épaisseur pour que les éléments du décor puissent tenir,

  Installer le tombeau dans un coin en mettant le pot en terre, le recouvrir de terre,

 

  Ajouter le décor de Jérusalem (à télécharger plus bas),

  disposer un chemin de cailloux allant vers Jérusalem, décorer le désert (mousse, petites branches ...). 

 Dimanche des Rameaux :

Activité manuelle :

  découper des petits vêtements dans les serviettes en papier ou les morceaux de tissus,

  les déposer sur le chemin,

  planter des branchettes de buis le long du chemin.

 Faire mémoire :

Quelques jours avant sa mort, Jésus approche de Jérusalem et il est acclamé par la foule qui veut le faire roi.

L’Église revit ce moment en acclamant le Christ et en agitant des rameaux (buis ou laurier) bénis par le prêtre au début de la messe. Nous chantons Hosanna comme la foule qui acclamait Jésus. Ce mot hébreu veut dire "sauve-nous".

Temps de prière :

Parole de Dieu :

"Ils amenèrent l’âne à Jésus, jetèrent leurs vêtements dessus et firent monter Jésus. A mesure qu’il avançait les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. ... La foule se mit à louer Dieu à pleine voix :

"Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur".

(d’après Luc 19 35,38)

Prions :

Avec ceux qui acclament Jésus tu peux reprendre tes rameaux et chanter :

"Hosanna, Hosanna au plus haut des cieux."

 

Jeudi saint :

Activité manuelle :

  sur un petit cube installer une nappe blanche (en papier ou en tissu),

  installer la coupe et le pain. 

 Faire mémoire :

Avant de mourir, Jésus a partagé ce repas avec ses disciples et les a invité à refaire ses gestes et redire ses paroles.

C’est ce que fait le prêtre au cours de la messe. Jésus se rend présent par son corps et son sang à chaque Eucharistie.

Après la messe du Jeudi Saint, les hosties consacrées sont déposées au "Reposoir" lieu magnifiquement décoré.

Les chrétiens sont invités à rester prier devant le Saint Sacrement, en mémoire du Christ qui, après son dernier repas, est parti au Jardin des Oliviers où il va être arrêté. Il a demandé à ses disciples : "Veillez et priez avec moi “.

Temps de prière :

Parole de Dieu :

La nuit même ou il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : " Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi." Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi."

(1Co11 23,25)

Prions :

Toi aussi tu peux prendre un petit moment de silence devant le jardin de Pâques et dire dans ton cœur :

" Merci Jésus pour la vie que tu nous donnes."

 

Vendredi saint :

Activité manuelle :

  avec des branchettes et de la ficelle confectionner trois croix,

  les installer au dessus du tombeau sur le Golgotha.

Faire mémoire :

C’est le jour ou Jésus est arrêté, jugé et mis à mort sur une croix.

Il donne sa vie pour nous.

Aujourd’hui dans les églises les chrétiens se rassemblent pour refaire les étapes du chemin de Croix de Jésus.

Dans ton église, il y a, le long des murs, des petits tableaux qui représentent ce chemin de croix.

Tu peux suivre le chemin de croix qui se trouve dans l'église St Paul du Sanitas plus bas (Chemin de croix d'Alfera).

 

Temps de prière :

Parole de Dieu :

"Pilate leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié.

Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit le Crâne, ou calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque coté et Jésus au milieu. ...

Jésus dit " tout est accompli" puis inclinant la tête il remit l’esprit.

(d’après Jean 19, 16-18 ; 30)

Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le sabbat des juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.

(d’après Jean 19, 41-42)

Prions :

Seigneur aujourd’hui je me souviens de ta mort. Je sais que tu es vraiment mort abandonné par tes amis, crucifié par tes ennemis. Tu leur as tous pardonné. Merci Seigneur pour l’amour que tu nous donnes toujours.

 

Samedi saint :

Faire mémoire :

Jésus est au tombeau.

C’est un temps d’attente, de silence, l’église est vide.

Nous faisons mémoire du passage de Jésus par la mort. C’est un temps de recueillement, comme un jour de deuil. Les cloches ne sonnent plus. Elles ont carillonné une dernière fois pendant le chant du Gloria, au cours de la messe du Jeudi saint. Elles annonceront la résurrection, la nuit de Pâques.

Temps de prière :

Parole de Dieu :

"Maintenant, si notre cœur est triste,

si maintenant nos yeux sont dans la nuit,

c’est que le mont Sion est déserté ;

là, rodent les renards.

...

Fais-nous revenir à toi,Seigneur,

et nous reviendrons.

Renouvelle pour nous les jours d’autrefois."

(Lamentations de Jérémie 5,17-18 et 21)

Prions :

Devant le tombeau fermé tu peux prier notre Père à tous comme Jésus nous l’a appris.

Notre Père qui es aux cieux ...

 

Nuit Pascale et Dimanche de Pâques : le Christ est ressuscité

Activité manuelle :

  rouler la pierre pour ouvrir le tombeau,

  installer le linceul plié (en papier ou en tissu blanc) au fond du tombeau,

  fleurir le jardin,

  mettre la bougie.

Faire mémoire :

Les femmes qui se rendent au tombeau pour embaumer le corps de Jésus trouvent le tombeau ouvert et vide. Christ est ressuscité ! Des hommes en vêtement éblouissant leur annoncent la Bonne Nouvelle.

Le jour de Pâques nous célébrons la résurrection de Jésus. Jésus a vaincu la mort il est vivant pour toujours. C’est la plus grande fête des chrétiens.

Chaque dimanche nous faisons mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus. Dimanche signifie "jour du Seigneur".

Dans la nuit de Pâques le prêtre bénit le feu allumé devant l’église. Il allume à ce feu le cierge de Pâques qui symbolise la présence du Christ, lumière du monde, au milieu de nous.

Le jour de son baptême, chaque baptisé reçoit la lumière du cierge pascal.

Temps de prière :

Avec tes parents allume la bougie de ton jardin de Pâques.

Parole de Dieu :

"Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le coté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Elles ne savaient que penser lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un vêtement éblouissant. ... Ils leur dirent : " Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité".

(Luc 24, 1-6)

Prions :

Avec toute l’Église tu peux redire ce chant :

Qu’éclate dans le ciel la joie des anges ! Qu’éclate de partout la joie du monde, Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! La lumière éclaire l’Église, La lumière éclaire la terre, Peuples chantez ! Refrain : Nous te louons, splendeur du Père, Jésus, fils de Dieu.

 

Gardons au cœur cette joie pascale.

Chaque jour prenons un temps devant le jardin de Pâques et redisons :

"Jésus est ressuscité, Alléluia !"

Jérusalem

L'Avent : tout un chemin ...(Année B)

Vivre l'AVENT...

Pendant ce temps de l’Avent, la liturgie oriente toute notre vie, communautaire et personnelle, vers l’attente de la venue de Jésus le soir de Noël. Mais cette attente joyeuse qui trouve son aboutissement dans l’incarnation, nous fait prendre conscience de l’espérance qui nous porte : tous les jours de notre vie, Jésus vient demeurer en nous, et sa présence oriente nos choix quotidiens. Plus des encore, nous attendons sa venue dans la gloire, à la fin des temps, et  cette espérance donne sens à notre existence et réveille notre foi en la vie éternelle.

Les textes de la liturgie de l’année B diffèrent un peu de ceux des autres années mais leur tonalité générale demeure la même. Peut-être pourrions-nous vivre ce temps en découvrant à quelles attitudes intérieures nous sommes conviés. 

Veiller : 1er Dimanche de l’Avent

Le temps que nous vivons est celui de l’attente où chacun se fait guetteur du maître qui vient. En quoi consiste alors l’attitude du veilleur ? Le veilleur ne se laisse pas gagner par la torpeur des habitudes et de la routine ni par le désarroi des temps qui changent. Il ne sombre pas dans le découragement, mais garde son cœur en éveil, pour accueillir la Parole de Dieu et tenir, allumée au monde, une Parole de salut.

Veiller revient à discerner, à se tenir sur ses gardes, de crainte d’être séduit par des faux messies. C’est aussi témoigner de l’Evangile et l’annoncer au monde.

 

Cette attitude n’est pas celle du soldat qui monte la garde ou du veilleur de nuit qui fait sa ronde. Veiller, à la manière dont Jésus nous y invite, c’est attente le jour qui se lève, nous en réjouir et l’annoncer. L’Avent invite le chrétien à se tenir éveillé comme un guetteur d’aurore, solidement et jusqu’au bout.

Préparer le chemin du Seigneur :                                2ème dimanche de l’Avent

Attendre la venue du Seigneur implique une mise en mouvement, une double mise en route : celle du Seigneur qui vient vers nous, celle du peuple qui se prépare à la rencontre de son Seigneur. En effet, la Bonne Nouvelle n’est ni une explication, ni un programme mais l’annonce d’une visite, d’une visite qui se prépare. Alors Jean Baptiste entre en scène et nous indique comment préparer le chemin du Seigneur qui vient. Encore faut-il savoir quel Seigneur nous attendons. Jean-Baptiste nous éclaire : même si Celui qui vient est plus grand, et nous baptisera dans l’Esprit Saint, il est l’homme simple et pauvre qui se présente comme un frère. Sans doute ne correspond-il pas p nos attentes humaines. Alors il faut prendre un chemin de conversion, parce que le chemin du Seigneur est celui de nos cœurs.

Se réjouir : 3ème dimanche de l’Avent

Pourquoi faudrait-il nous réjouir, sinon parce que le temps de l’Avent introduit progressivement à une espérance que la liturgie va nous faire nommer. Le Christ vient à notre rencontre. Cette joie est celle de l’a hâte d’une venue, la joie des prophètes et de Maire, espérance joyeuse de l’Emmanuel. Ce n’est pas encore la joie de Noël, tout intérieure. La joie de la Nativité est provoquée par la révélation d’une présence : quelqu’un, au milieu de nous, nous apporte la joie. Un nouveau printemps se prépare car Dieu fait toujours des merveilles pour son peuple. Celui qui vient portera la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérira  ceux qui ont le cœur brisé, annoncera aux prisonniers la délivrance, aux captifs la liberté, annoncera une année de bienfaits. Alors le peuple des pauvres que nous sommes rend grâces. Il tressaille de joie, exulte, se pare pour la fête parce qu’il voit l’action de l’Esprit Saint à l’œuvre dans le monde. Cette joie, nourrie par l’espérance et les actions du Seigneur, nous demande une conversion intérieure : que chacun se reconnaisse pauvre de Dieu pour, ensuite, se réjouir des merveilles que fait la grâce en nous comme elle l’a fait chez Marie et chez Jean Baptiste. Cette attitude ouvre à l’accueil de l’aujourd’hui de Dieu

Accueillir et contempler :                                               4ème dimanche de L'Avent

Nous voici au seul du mystère que nous célébrons à Noël et la liturgie du quatrième dimanche nous invite à accueillir ce mystère avant de le contempler. Un personnage apparaît : l’ange Gabriel, messager de Dieu. Première destinataire du message divin, Maie accueille l’Esprit Saint qui fera jaillir la vie en elle. Le « oui », qui achève le dialogue avec l’ange, rend Marie totalement disponible à la demande de Dieu. Mais ce récit n’est pas seulement celui de l’accueil de la volonté de Dieu. Il nous ouvre à la contemplation du mystère de Dieu que l’ange Gabriel vient annoncer et qui prendra corps à Noël.

Dans la rencontre de Marie avec l’ange, le plus grand des dons de Dieu est annoncé : son Fils, Jésus. Et dès lors, comment ne pas ouvrir nos cœurs à l’accueil de ce don de Dieu et à la contemplation, dans la crèche, de Celui qui vient nous révéler le Père ?

En nous proposant un chemin d’Avent des grandes attitudes spirituelles, l’Eglise nous rappelle que la contemplation du Christ dans l’Incarnation ne peut se faire que si nos cœurs apprennent à désirer le Seigneur, à se convertir et à se réjouir des merveilles de l’Esprit. L’Avent fait grandir en nous le désir d’accueillir le don de Dieu pour contempler le mystère. Il nous fait entrer dans un dialogue d’amour 

Propositions pour Vivre l'Avent

Dimanche 3 décembre, nous débuterons une nouvelle année liturgique, année qui commence pour les chrétiens par une période d'attente du Seigneur, le Messie qu'ont annoncé les prophètes, dont le dernier d'entre eux, Jean Baptiste. 

Cette année, nous ne vous proposons pas une catéchèse spécifique autour de l'Avent, mais nous avons regardé pour vous plusieurs parcours que vous pourrez aisément adapter dans vos paroisses.

Avec : « Vivre des rassemblements en communauté »

(Hors-série Porte-Parole, éditions CRER)

 

Ce document catéchétique dédié - comme son nom l’indique - à la préparation de rencontres communautaires, propose 5 modules à vivre au cours de cinq dimanches. L’un de ces modules, « Vivre l’attente »,  est à vivre sur le temps de l’Avent. (pp.89 à96 et annexes pp104 à 118).

Visée du module : « Entrer dans la dynamique de l’Avent : passer de l’attente à la naissance de Jésus. Pendant ce temps de l’Avent, à la suite de Jean-Baptiste, se mettre en chemin pour faire grandir en soi le Christ, pour être tout entier comme lui tourné vers le mystère de sa révélation. »

La personne de Jean-Baptiste est mise en avant dans ce module. Or, Jean-Baptiste est bien l’une des figures majeures de ce temps d’Avent de l’année B.

Le module conseille de vivre ce temps le 3e dimanche de l’Avent, mais tout est possible.

Pour vivre le module dans son intégralité, il faut prévoir 3h et le temps de l’eucharistie, mais on peut limiter et simplifier le parcours proposé :

·         Vivre le 1er temps : « Accueil dans le désert » (15 min), qui est vraiment le temps d’accueil.

·         Pour le 2ème temps« l’enquête » : l’objectif est de rencontrer 3 prophètes de l’attente et de l’annonce du Messie. On peut si on manque de temps aller directement découvrir Jean-Baptiste, sans passer comme proposé par Elie et Isaïe. (temps estimé pour l’ensemble : 45 min)

·         3ème temps : « Jeu des différences » : l‘objectif est de découvrir ce qui différencie jean Baptiste et Jésus. Il y a 8 propositions pour faire ce parallèle, l’ensemble est estimé à 40 min, mais on n’est pas obligé de les prendre toutes.

·         4ème temps « Le doigt du prophète » proposition d’une lecture d’image (à peu près 20 min) qu’on peut ne pas faire.

·         5ème temps : La célébration (le cas échéant).

 

Pour vous faire une véritable idée de cette proposition, vous avez besoin du livre : nous l’avons ici, et il est également à la bibliothèque diocésaine.

VIVE LE CARÊME !

Vœux 2017

Pour le Nouvel An, le pape François a adressé des vœux de « paix » aux peuples du monde, dans un tweet publié le 2 janvier 2017.

« Au début de cette nouvelle année, a-t-il écrit, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde ».

La paix se construit « en disant ‘non’ – avec les faits – à la haine et à la violence et ‘oui’ à la fraternité et à la réconciliation », avait déclaré le pape la veille, lors de la prière de l’angélus place Saint-Pierre.

« L’année sera bonne, avait-il aussi assuré, dans la mesure où chacun de nous, avec l’aide de Dieu, cherchera à faire le bien jour après jour ».

Dans son message pour la Journée mondiale de la paix 2017 – 1er janvier – le pape plaidait pour l’adoption d’un « style de vie » : la non-violence. « En 2017, encourageait-il, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence ».

« Les politiques de non-violence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine », ajoutait-il.

 

Ce mardi 3 Janvier, la liturgie des heures nous propose le texte suivant ( Col 3, 5-12).
Que souhaiter de plus pour cette nouvelle année qui s'ouvre ? Construisons un monde de paix, en cherchant à faire le bien jour après  jour comme nous le demande le pape.

 

(Col 3,5-16)

 

05 «  Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie.

 

06 Voilà ce qui provoque la colère de Dieu contre ceux qui lui désobéissent,

 

07 voilà quelle était votre conduite autrefois lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres.

 

08 Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers sortis de votre bouche.

 

09 Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir,

 

10 et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance.

 

11 Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous.

 

12 Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience.

 

13 Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonné : faites de même.

 

14 Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait.

 

15 Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.

 

16 Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres en toute sagesse ; par des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, chantez à Dieu, dans vos cœurs, votre reconnaissance. »

 

 

 

 

 

Avent 2016

Au lendemain de l’entrée en Avent, le pape a donné trois attitudes pour se préparer à rencontrer le Seigneur, lors de sa messe matinale le 28 novembre 2016. En la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, il a fait observer qu’il ne suffisait pas de réciter le Credo par cœur pour avoir la foi.

L’Avent est « un temps pour marcher et aller à la rencontre du Seigneur, un temps pour ne pas rester immobiles », a expliqué le pape dans son homélie rapportée par Radio Vatican. Il a donné trois attitudes pour préparer son cœur à rencontrer le Seigneur : « vigilants dans la prière, actifs dans la charité et jubilants dans la louange ».

Et de préciser que la charité fraternelle n’est « pas seulement donner l’aumône » mais aussi « supporter les personnes qui m’ennuient, supporter à la maison les enfants quand ils font trop de bruit, ou le mari ou la femme quand il y a des difficultés, ou la belle-mère… ».

Le pape a aussi insisté sur « la grande surprise » du Seigneur qui « ne reste pas immobile », qui « me cherche, avant que j’aie commencé à le chercher ». Dieu « nous a cherchés en premier (…). Nous faisons un pas et lui en fait dix ». « Notre Dieu est le Dieu des surprises, a-t-il poursuivi, le Dieu qui nous cherche, qui nous attend, et il nous demande seulement le petit pas de la bonne volonté ». Il s’agit d’avoir « la volonté de le rencontrer ».

Citant Benoît XVI, le pape François a rappelé que « la foi n’est pas une théorie, une philosophie, une idée, c’est une rencontre (…) avec Jésus ». Celui qui n’a pas « rencontré sa miséricorde » peut « réciter le Credo par cœur, mais ne pas avoir la foi ». Ainsi « les docteurs de la loi savaient tout de la dogmatique à cette époque, tout de la morale à cette époque, mais ils n’avaient pas la foi, parce que leur cœur s’était éloigné de Dieu ».

Le choix est donc simple, entre « s’éloigner ou avoir la volonté d’aller à la rencontre » de Dieu. Le pape a formulé ainsi la grâce à demander pour le temps de l’Avent : « Aller à la rencontre de Jésus (…) avec la vigilance dans la prière, le travail dans la charité et la jubilation dans la louange ». 

 

Vigilance, sobriété, disponibilité, espérance, responsabilité: le pape souhaite à tous un bon « Avent »

Angélus du premier dimanche de l’Avent 2016

« Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas résister quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans » : c’est la prière du pape François qui appelle à la « vigilance » et à la « sobriété », à l’occasion de l’angélus de midi, en ce 27 novembre 2016, premier dimanche de l’Avent, les quatre semaines qui préparent à Noël.

 

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et soeurs, bonjour !

Dans l’Eglise commence aujourd’hui une nouvelle année liturgique, c’est-à-dire un nouveau chemin de foi du Peuple de Dieu. Et comme toujours nous commençons par l’Avent.

La page de l’Evangile (cf. Mt 24,37-44) nous introduit à l’un des thèmes les plus suggestifs du temps de l’Avent: la visite du Seigneur à l’humanité. La première visite – nous le savons tous – est advenue par l’Incarnation, la naissance de Jésus dans la grotte de Bethléem ; la deuxième venue se produit dans le présent : le Seigneur nous rend visite continuellement, chaque jour, il marche à nos côtés, et c’est une présence de consolation ; et enfin il y aura la troisième, la dernière visite, que nous professons à chaque fois que nous récitons le Credo : « Il viendra à nouveau dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Le Seigneur nous parle aujourd’hui de sa dernière visite, celle qui aura lieu à la fin des temps, et il nous dit où notre chemin aboutira.

La Parole de Dieu met en relief le contraste entre le déroulement normal des choses, la routine quotidienne, et la venue du Seigneur à l’improviste. Jésus dit :

« En ces jours-là, avant le déluge,
on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien,
jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis » (vv. 38-39).

Jésus dit cela. C’est toujours frappant de penser aux heures qui précèdent une grande calamité : tous font les choses habituelles sans se rendre compte que leur vie va être bouleversée. C’est sûr que l’Evangile ne veut pas nous faire peur, mais ouvrir notre horizon à une dimension ultérieure, plus grande, qui, d’une part, relativise les choses de chaque jour, mais en même temps les rend précieuses, décisives. La relation avec le Dieu-qui-vient-nous-visiter donne à chaque geste, à chaque chose une lumière différente, une épaisseur, une valeur symbolique.

Dans cette perspective, il y a aussi une invitation à la sobriété, à ne pas être dominés par les choses de ce monde, par les réalités matérielles, mais plutôt à les gouverner. Si, au contraire, nous nous laissons conditionner et dominer par elles, nous ne pouvons pas percevoir qu’il y a quelque chose de beaucoup plus important : notre rencontre finale avec le Seigneur : voilà ce qui est important.  Cela, cette rencontre. Et les choses de chaque jour doivent être dirigées vers cet horizon. Cette rencontre avec le Seigneur qui vient pour nous.

A ce moment-là, dit l’Evangile, « deux hommes seront aux champs :
l’un sera pris, l’autre laissé » (v. 40). C’est une invitation à la vigilance, parce que, ne sachant pas quand Il viendra, il faut être toujours prêt à partir.

En ce temps de l’Avent nous sommes invités à élargir l’horizon de notre cœur, à nous laisser surprendre par la vie qui se présente chaque jour avec ses nouveautés. Pour faire cela, il faut apprendre à ne pas dépendre de nos sécurités, de nos schémas consolidés, parce que le Seigneur vient à l’heure où nous ne l’imaginons pas. Il vient pour nous introduire dans une dimension plus belle et plus grande.

Que Marie, la Vierge de l’Avent, nous aide à ne pas nous considérer propriétaires de notre vie, à ne pas opposer de résistance quand le Seigneur vient la changer, mais à être prêts à nous laisser visiter par lui, hôte attendu et bienvenu même s’il bouleverse nos plans.

Angelus Domini nuntiavit Mariae…

 

Pour parler des attentats

Voici une page réalisée par l’équipe d’Astrapi suite aux attentats de Paris

…une page à télécharger et imprimer pour vous aider à en parler avec les enfants.

Attentats-Paris par Astrapi.pdf
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Attentats de Paris : comment répondre aux questions des enfants?

14 novembre 2015

Les attentats que nous connaissons depuis hier, 13 novembre, nous choquent tous. Nous vous proposons, parents, adultes, de relire cette interview de la pédopsychiatre Catherine Jousselme qui, au moment des attentats de janvier 2015, nous expliquait comment les enfants réagissent à des évènements violents de ce type et comment nous pouvons leur en parler.

Les enfants, petits et grands, qu’ils aient été confrontés à l’information directement ou pas, ressentent cette atmosphère et nos sentiments très vifs. La première chose à faire, quel que soit l’âge de vos enfants, est de les informer directement.

Il faut leur expliquer ce qui s’est passé : un attentat, des morts, des gens qui ne veulent pas qu'on exprime librement ses idées. Bien sûr, suivant l’âge des enfants, les réponses et les explications seront différentes. Le professeur Catherine Jousselme, pédopsychiatre à la Fondation Vallée à Gentilly, nous aide à trouver les bons mots et les bonnes réactions.

Avec un petit de moins de 6 ans, Catherine Jousselme conseille de ne pas montrer d’images et d’en rester à l’information de base. Les adultes doivent dire que ce qui vient de se passer est grave pour tout le pays, que cela les touche et les émeut. Surtout, les enfants doivent comprendre que les adultes sont là et s’organisent pour protéger tous les habitants de la France.

Les enfants plus grands, jusqu’à 10 ou 11 ans, doivent pouvoir en parler. À leurs questions, mais sans les devancer, il faut apporter des réponses factuelles. Les échanges avec vous doivent aussi leur permettre de comprendre que les adultes, et l’État, veillent à ce que cela ne se reproduise pas, que les coupables sont recherchés et que la fraternité et la solidarité sont les seules réponses possibles. Parler avec eux, leur proposer de dessiner ce qu’ils ont compris, expliquer les images s’ils y ont été confrontés : ce sont des façons simples de leur permettre de juguler des inquiétudes et des angoisses qui pourraient les envahir.

Cependant les enfants ne réagissent pas tous de la même façon et certains seront plus touchés que d’autres malgré l’attention des parents. Un enfant qui ferait des cauchemars fréquents dans les semaines qui viennent, qui perdrait le goût de jouer ou de manger devra être l’objet d’une attention toute particulière. Il faudra l’inciter à s’exprimer, en discutant, en dessinant avec lui. Voire en lui permettant de rencontrer un professionnel – médecin, psychologue, psychiatre – qui saura l’aider.

Les adolescents sont eux exposés à l’information très directement via internet et les réseaux sociaux. Plus ils sont informés, plus il est nécessaire d’être présent auprès d’eux. Il faut les aider à cadrer leurs réactions et redonner des informations simples sur la loi qui protège la liberté d’expression et pose l’interdit du meurtre ainsi que la nécessité d'être solidaires face à un événement d’une telle violence qu’elle peut entraîner des réactions en chaîne. Il est important qu’ils sentent que les adultes sont des soutiens solides, tant dans la famille qu’à l’école.
Certains peuvent être confrontés à des propos violents d’autres adolescents autour d’eux ou sur les réseaux sociaux. S’ils vous rapportent ces propos, il faut les assurer que la réponse n’est pas dans cette spirale de la violence et signaler éventuellement ces comportements au collège ou au lycée. Ce sont aux adultes de régler ces questions, pas à eux. Enfin, il ne faut pas les laisser seuls confrontés à toutes les images auxquelles ils ont accès si facilement sur leurs téléphones, leurs ordinateurs ou à la télévision. Ce flot d'images peut être très angoissant et les enfermer dans une vision très dégradée de la vie en société. Aidez-les à faire autre chose et à discuter.